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Capsule scientifique tirée de la conférence de Dr Louis Bherer au Congrès annuel de médecine 2017

Déclin cognitif et activité physique

par Claudine Auger

Le Canada se positionne en tête de liste dans le vieillissement démographique. Cette population grandissante des plus de 65 ans, largement supérieure aux moins de 20 ans, accule le système de santé aux confins de ses capacités. Fasciné par le lien entre l’exercice physique et le vieillissement cognitif, le Dr Louis Bherer, neuropsychologue et chercheur, croit que la prévention est la meilleure des protections contre la démence… et certainement une manière d’alléger notre système de santé surchargé.

Ayons des visées de prévention ambitieuses !

En 2015, 47 millions de personnes vivaient avec une démence. Ce nombre devrait tripler d’ici la moitié du 21e siècle. Avec un coût global mondial lié à la démence estimé à 818 milliards de dollars américains, son augmentation suivra invariablement celui du nombre de malades.

Si un niveau de scolarité avancée s’inscrit en facteur protecteur contre la démence, « en revanche, l’augmentation des taux d’obésité à l’âge adulte est associée à une augmentation projetée de 19 % des cas de démence en Chine et une augmentation de 9 % aux États-Unis », souligne le Dr Louis Bherer, professeur titulaire au Département de Médecine de l’Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal et au Centre ÉPIC. Il ajoute que la prévention est la clé pour contrer ces funestes prédictions. « Rien d’autre n’est aussi efficace pour lutter contre le déclin cognitif. »