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L'invitation de la Dre Christiane Laberge à une étudiante en médecine

L'expérience de Laura Pinsonneault-Craig

par Claudine Auger

Démystifier le trouble déficitaire de l'attention (TDAH)

Lorsqu’elle a gagné une journée de jumelage lors du Symposium étudiant de médecine familiale, offerte par Médecins francophones du Canada, Laura Pinsonneault-Craig a saisi l’occasion d’en apprendre davantage sur le TDAH : « C’est un trouble qui affecte tant de jeunes, dont des amis à moi! »

L’étudiante de deuxième année au doctorat en médecine à l’Université de Sherbrooke a ainsi accompagné la Dre Christiane Laberge dans ses activités en juin dernier. La jeune femme a pu découvrir les dessous des médias en matinée, alors que la chroniqueuse en santé bien connue du grand public enregistrait ses participations régulières à la radio et à la télévision.


   Christiane Laberge, M.D., Laura Pinsonneault-Craig
avec l'animatrice Ève-Marie Lortie

C’est pourtant la rencontre avec les patients de Dre Laberge, à son bureau de Lachine, qu’attendait avec impatience Laura Pinsonneault-Craig, afin de palper la réalité de la pratique avec cette clientèle particulière. « Ce qui est passionnant de constater, c’est l’interaction nécessaire avec la famille dans le suivi d’enfants atteints de TDAH », raconte Mme Pinsonneault-Craig, qui soulève l’importance d’un environnement structuré et adapté auprès de ces enfants. L’étudiante a apprécié l’éventail de cas qu’elle a pu observer durant ce bref stage : « Des hyperactifs aux hypoactifs, chaque patient avait un profil complètement différent : d’un adolescent stable, dont la médication était bien ajustée et qui avait des projets de vie enthousiasmants, à un garçon dont la résistance à la médication créait un conflit ouvert avec le parent et où Dre Laberge a dû expliquer au jeune l’utilité d’une médication appropriée. »

Médecine humaine

Observant les interventions de son mentor d’un jour, l’étudiante en médecine retient l’approche globale de Dre Laberge : « Ce n’est pas qu’une question de médication, Dre Laberge aide à encadrer ses patients et à structurer leur environnement. Elle établit une relation de confiance pour passer ses informations. » Malgré les défis de taille que comporte ce type de clientèle, Laura Pinsonneault-Craig y voit un milieu stimulant où le traitement optimal passe par une relation humaine basée sur la confiance.

N’ayant pas encore déterminé l’orientation de sa pratique future, l’étudiante en médecine confie avoir découvert les possibilités variées qu’offre la médecine familiale dès sa première année en médecine: « Mais le jumelage avec Dre Laberge a renforcé mon intérêt pour cette pratique, même si je laisse toutes les portes ouvertes! Et puis, j’ai beaucoup apprécié le contact avec Dre Laberge, tant sur le plan médical qu’humain. »

La prévention en toile de fond

Laura Pinsonneault-Craig, qui est venue à la médecine après une formation en danse à l’École de danse contemporaine de Montréal et un passage à l’Université McGill en sciences de l’agriculture et de l’environnement, trouve dans la prévention un fil conducteur à toutes ses activités. Athlète accomplie – outre la danse, elle a pratiqué le patinage artistique et la natation, l’activité physique est devenue pour elle un mode de vie. Déjà, elle peut affirmer que sa pratique médicale, quel qu’en soit l’horizon, sera ancrée dans la prévention : « Si en entrant en médecine, j’entrevoyais naturellement la médecine publique, justement pour son rôle préventif tant par l’exercice physique que par l’environnement, je réalise que la médecine familiale est aussi un formidable vecteur de prévention, grâce au contact individuel, humain et à la possibilité d’influencer les patients à adopter de saines habitudes de vie. » Quel que soit l’horizon choisi par Laura Pinsonneault-Craig, un fait s’impose : entre la prévention, la cause environnementale et l’amour de la danse, cette jeune femme dynamique saura se créer une carrière à la mesure de ses passions.