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Rencontre avec Laura Béland, étudiante en médecine

Une relève engagée au sein de Médecins francophones du Canada

par Claudine Auger
Octobre 2011

En quête de l’humain

Pour cette étudiante en médecine qui amorce son externat en septembre à l’Hôpital de Rimouski, l’engagement communautaire est une manière de vivre. Déjà très active durant ses études secondaires, entre sa participation à titre de conseillère de la commission municipale “Jeunes et ville” de la ville de Québec et un échange culturel de trois mois en Saskatchewan, son parcours collégial sera surtout marqué par un engagement constant et diversifié auprès des bibliothèques de différents arrondissements. « J’aime lire depuis toujours, lire toutes sortes de choses, de la politique, de l’histoire, des romans. Et je crois que notre engagement social doit respecter nos intérêts! », confie joyeusement Laura Béland.

L’étudiante en médecine de l’Université Laval, à Québec, d’où elle est originaire, explique sa vision du bénévolat et de l’engagement social :  « J’ai vu mes parents s’impliquer et j’ai toujours eu le désir de faire du bénévolat. C’est très gratifiant. On reçoit beaucoup en donnant un coup de main, en aidant les autres. C’est cet échange humain, cette occasion de rencontres et d’ouverture sur d’autres horizons qui m’a portée à m’engager. »

Cette philosophie de vie a également mené la jeune idéaliste vers la voie de la médecine, après deux ans d’études universitaires en ergothérapie. « Je recherche le contact humain et la relation d’aide, c’est évident! » En outre, elle confie que la démarche scientifique de la médecine la stimule particulièrement. D’ailleurs, l’étudiante a travaillé pendant ses trois derniers étés,  en tant qu’assistante de recherche boursière pour des professeurs de la Faculté de médecine de l’Université Laval.

Interpellée par le message de Médecins francophones du Canada

Membre de Médecins francophones du Canada depuis son entrée en médecine en 2009, Laura  croit que la nouvelle image véhiculée par l’association – même si elle ajoute en riant qu’elle n’a pas vraiment connu l’ancienne! – saura rejoindre la relève. « Personnellement, les valeurs humaines prônées par Médecins francophones du Canada m’accrochent beaucoup! Je suis très motivée par le message de ‘médecin par passion’ et je suis convaincue que ce discours peut toucher les étudiants. C’est d’ailleurs un peu ça qui a amené mes collègues à s’engager. » L’étudiante ajoute que ce message va dans la même direction que le cursus de son programme universitaire, de plus en plus sensible aux enjeux sociaux et à l’importance de conscientiser les futurs médecins à l’engagement social.

Représentante au sein du Groupe d’intérêt en médecine familiale (GIMF) de l’Université Laval et représentante de Médecins francophones du Canada pour son université, Laura a participé à créer un Groupe d’intérêt en pédiatrie sociale, dont les activités débuteront à l’automne. « Mme Céline Monette était de passage à l’Université Laval pour prendre le pouls des étudiants et connaître leurs intérêts. Je savais que la pédiatrie sociale était un des créneaux de l’association. Moi-même, je me suis intéressée à l’oeuvre du Dr Julien et à sa philosophie de pratique avant même d’entrer en médecine. »

Le Groupe d’intérêt en pédiatrie sociale et la Foire des comités

Différents Groupes d’intérêts existent dans les facultés de médecine et rassemblent des étudiants qui partagent certaines passions. Ces groupes favorisent les rencontres et organisent des activités liées à leur champ d’intérêt. La foire des comités de l’Université Laval, qui se tiendra le 7 septembre prochain, est une occasion pour chaque Groupe d’intérêt de présenter ses activités et de faire du recrutement.

« Le Groupe d’intérêt en pédiatrie sociale sera présent lors de la prochaine foire des comités. Nous serons prêts à participer à l’événement et à nous faire connaître! », précise Laura Béland. Les objectifs du nouveau groupe ont été définis, poursuit l’étudiante: « Notre but principal, qui en est un d’implantation, consiste à sensibiliser les étudiants en médecine à la pédiatrie sociale. Si la majorité d’entre eux connaissent déjà le Dr Gilles Julien, ils ne sont en général pas familiers avec la philosophie et le rôle de la pédiatrie sociale. »

 

Septembre 2011