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Capsule tirée de la conférence du Dr Sylvain Ladouceur au CFdM Bal de Neige 2014

Les blessures sportives

par Claudine Auger

Lors de son atelier au Colloque francophone de médecine (CFdM) Bal de Neige, le Dr Sylvain Ladouceur, diplômé en médecine sportive, médecin d’urgence et professeur d’enseignement clinique à l’Université de Sherbrooke, a exploré plusieurs cas de blessures sportives courantes. Malgré la pertinence de tous les cas abordés, cette capsule s’attarde uniquement à la prise en charge des commotions cérébrales (CC). En effet, selon le conférencier, malgré les lignes de conduite à jour facilement disponibles sur le diagnostic clinique et le traitement des CC reliées au sport, davantage d’éducation favoriserait l’optimisation de la prise en charge des CC par les médecins.

La commotion cérébrale

La 4e conférence internationale sur les CC dans le sport, tenue à Zurich en Suisse (2008 et 2012), propose la définition suivante de la commotion cérébrale : « traumatisme causé par un coup à la tête ou un impact à une partie du corps produisant un mouvement de va-et-vient de la tête ». Il n’existe aucun consensus dans la littérature sur la classification des CC.  Plusieurs échelles permettent de mesurer ce traumatisme – SCAT 3, Colorado, Maddocks Score, BESS, Cantu, SAC, AAN – mais aucune n’est validée scientifiquement.

Le SCAT 3 est un outil utile pour l’évaluation standardisée des athlètes (de 13 ans et plus) atteints de CC. Il inclut le score SAC (Standardized Assessment of Concussion) et les Maddocks questions (Sideline concussion assessment).

Les symptômes reliés à une CC peuvent être présents sur le coup de l’événement, ou retardés de plusieurs heures. Ces symptômes, durant souvent de moins de 72 heures, devraient être entièrement résorbés après 7 à 10 jours. Il est à noter que la récupération se prolonge chez les enfants et les adolescents, et ceux avec antécédents de CC. Les CC peuvent avoir de nombreux effets sur la qualité et les habitudes de vie, la santé mentale et le développement de l’athlète. En outre, le risque de subir d’autres CC s’accroît à la suite d’un premier événement, créant une vulnérabilité certaine à des symptômes persistants.