Recherche

Portrait

Dre Diane Landry

C’est après un moment d’absence, alors qu’elle avait été membre depuis longtemps, que Diane Landry est revenue à Médecins francophones du Canada, entre autres pour le renouveau reflété par le changement de nom de l’association, et peut-être, aussi, incitée par une amie convaincante. « Le congrès annuel m’a beaucoup enthousiasmée! Voilà un congrès qui vaut vraiment le déplacement et qui a un excellent rapport qualité-prix! C’est aussi un format bien adapté pour les médecins qui pratiquent en région éloignée : il est dense – une possibilité de 12 heures de formation quotidienne d’une grande qualité, accessible, variée et conviviale », témoigne cette omnipraticienne installée à Amos. Dre Landry ajoute l’importance du réseautage, et confie même créer des liens avec les représentants en se baladant dans les rangées de kiosques durant les pauses.

L’omnipraticienne dit profiter de toutes les approches de formation offertes par l’association : « C’est un organisme qui cherche à nous garder à jour dans nos connaissances et nos compétences. Par différents outils et ressources, simples, accessibles et complets, l’association nous expose aux nouveautés disponibles pour notre pratique. L’association m’a permis de me garder à jour en médecine familiale malgré que, pendant plusieurs années, ma pratique était principalement en psychiatrie. » Bien consciente de la diversité de la médecine familiale, Dre Landry lève son chapeau à son association : « La pratique est si vaste, c’est un véritable tour de force de maintenir une telle variété de formation et de tenter de satisfaire tout le monde! »

Mais c’est justement pour cette diversité que Diane Landry a choisi la médecine familiale, et son horizon de possibilités : « Je n’aime pas la routine et la médecine familiale ouvre toutes les portes. Aucune spécialité n'égale ça! » Pour une incroyable latitude de pratique, donc, mais aussi pour la possibilité de créer des liens. La motivation de Dre Landry demeure vive : le lien humain. « J’aime créer des liens, avec mes patients – et comprendre comment ils vivent, comment les soulager et leur faciliter la vie, et avec mes collègues – j’apprécie beaucoup travailler en équipe », explique-t-elle. Il fut facile, pour une de ses sœurs médecins (elles sont trois à avoir choisi cette voie!), de recruter sa cadette pour allier médecine familiale et psychiatrie, à l’Hôpital Hôtel-Dieu d’Amos. Au fil du temps, la psychiatrie s’est imposée à son quotidien : « Une région comme la nôtre, qui s’est construite sur le développement minier, apporte son lot de problématiques liées à la santé mentale. Nous avons une clientèle à risque, à cause de l’incertitude économique et des dangers physiques réels, entre autres. » Cette autodidacte passionnée s’est consacrée, depuis plus de 25 ans, à l’urgence, à la clinique en CLSC et à la médecine familiale en milieu de travail (sur les sites miniers) ainsi qu'à la psychiatrie. Cette année, elle débute un projet recherche de l’Université McGill sur la douleur lombaire chronique et la souffrance psychologique qui en découle. Elle continue en parallèle à se déplacer sur plusieurs sites miniers pour la consultation auprès des travailleurs.