Recherche

Portrait

Dre Carolyne Bernier

« Médecin par passion, j’y adhère complètement », lance, enjouée, Dre Carolyne Bernier. Membre d’aussi loin qu’elle se souvienne de Médecins francophones du Canada, cette francophone « avec un grand F » se réjouit qu’une association de médecins défende et soutienne une pratique de la médecine en français. « J’éprouve un grand plaisir à communiquer, et selon moi, le français est une langue belle qui transmet bien les émotions! J’approuve cette volonté de protéger le français dans la pratique médicale, et pour moi, c’est une préoccupation quotidienne d’inscrire dans mes dossiers « suivi » au lieu de « follow up »… même si, je l’avoue humblement », confie cette médecin de famille en riant, « c’est loin d’être évident! »

En outre, Dre Bernier souligne le dynamisme de l’équipe de Médecins francophones du Canada comme l’une de ses grandes forces, permettant à l’association de faire progresser des dossiers d’avant-garde et de prôner des valeurs qui la rejoignent particulièrement. « Nous avons besoin d’une relève qui donne une couleur nouvelle. Je crois que la manière d’aborder le travail médical de notre association vise des besoins pertinents — le congrès annuel de Médecins francophones du Canada en est un bon exemple — puisque les formations proposées visent toujours juste! » Adepte du congrès annuel, Dre Bernier confie s’y rendre avec toute son équipe, pour son plus grand plaisir!

Dre Carolyne Bernier a exploré plusieurs facettes de la médecine familiale – urgence, pratique clinique, gestion – et elle a fait partie de l’Association des conseils des médecins, dentistes et pharmaciens du Québec pendant une douzaine d’années. Toujours dans cette voie médico-administrative, au début des années 2000, elle a participé à l’implantation du Département régional de médecine générale des Laurentides. Par ailleurs, la rencontre avec les patients semble demeurer le fil conducteur de sa pratique : « J’ai un intérêt marqué pour la clinique des jeunes, mais lorsque ma fille est devenue adolescente, je me suis sentie plus à l’aise de changer de programme et de me joindre à l’équipe de santé mentale », raconte Dre Bernier. Puis, après 33 ans de pratique, elle range son stéthoscope en septembre 2013 pour se consacrer à la santé publique. Selon elle, c’était une suite logique : « À passer toutes ces années immergé dans le curatif, on réalise, à un certain moment, le potentiel phénoménal de la prévention, qui va tellement de soi, quand on y pense ! » Heureuse de constater que la prévention s’enracine lentement, mais sûrement, elle poursuit, avec son équipe, un travail de terrain et de formation, sensibilisant les professionnels de la santé à ces petits gestes qui gagnent à être incorporés de manière systématique dans la pratique quotidienne. Pour le reste, Dre Bernier, exprime avec naturel que « la médecine fait tellement partie de moi ! Je me plais à cet aspect de formation continue. Je ressens une curiosité insatiable, tant envers la science que l’humain. »