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Portrait

Dre Sabrina Déry

C’est par le biais du Congrès annuel de médecine alors qu’elle était en première année de résidence que Sabrina Déry est devenue membre de l’association. « J’ai tellement aimé les conférences que j’ai voulu suivre l’association de plus près! Souvent, les autres congrès proposent des présentations plus techniques, mais Médecins francophones du Canada se distingue par son humanisme en abordant des sujets variés, sous des angles parfois surprenants, présentés par des conférenciers qui ne sont pas nécessairement issus de la sphère médicale », explique Sabrina Déry. Elle souligne également qu’elle a été séduite par l’écoute qu’elle a trouvée auprès de l’association et de son équipe. « Surtout, je me suis sentie interpellée par cette passion véritable qui se dégage des membres que j’y rencontre. ‘Médecin par passion’, ce n’est pas juste un slogan! » C’est d’ailleurs, selon elle, sur cette force que doit miser Médecins francophones du Canada pour approcher la relève, elle qui en fait partie. « Il y a énormément de contraintes dans le monde de la santé, alors il faut titiller cette flamme en chaque jeune médecin, promouvoir l’aide aux patients et leur donner le goût de s'engager dans leur milieu », lance Dre Déry. 

 
Elle-même est impliquée dans la communauté de Mont-Laurier où elle effectue sa résidence. « En tant que résidente coordonnatrice de l’UMF Mont-Laurier, en plus de participer à bonifier le programme de résidence, je suis en relation avec les organismes de la communauté afin de rencontrer les patients, de faire de l’information et d’être à leur écoute », mentionne Sabrina Déry, qui a également été bénévole en gériatrie à l’Hôpital Sacré-Cœur de Montréal et au CHSLD Sainte-Rose. C’est cette attention à son milieu et sa volonté de créer des solutions en réponse à la raréfaction des ressources en santé que Dre Déry a pris part à une recherche sur la musicothérapie comme outil de gestion des troubles comportementaux et psychologiques de la démence. « Devant des patients agités, on ne veut pas seulement avoir recours à la médication. La musique fait de véritables miracles! Liée aux émotions, elle laisse ressurgir des souvenirs, et les familles sont étonnées de voir s’animer un proche grabataire », ajoute la résidente. 
 
Très sensible aux arts, Sabrina Déry, qui peint et dessine d’aussi loin qu’elle se souvienne. Ell a même créé de nombreuses toiles au profit de divers organismes communautaires, a un moment songé à une carrière artistique. « C’est pour cette raison que j’ai opté pour un DEC intégré – sciences, arts et lettres, au Cégep Lionel-Groulx, afin de d’explorer et de réfléchir. J’aime trop de choses, et de ce fait, je suis une grande indécise », confie-elle en riant. La jeune femme optera néanmoins pour la médecine, même si elle hésitera encore ici, entre la gériatrie ou la psychiatrie. « À chaque stage, j’avais un coup de cœur! J’ai pensé à la psychiatrie parce que je comprends intuitivement les non-dits, je décode naturellement la souffrance et je suis consciente à quel point une petite intervention peut parfois faire une grande différence », ajoute Dre Déry. Curieuse de tout, elle penche finalement pour la médecine familiale qui lui permettra de personnaliser sa pratique.