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Portrait
Votre association, vos membres en action

Dre Mariel Gonzalez

Par Claudine Auger

Originaire d’Uruguay, cette Québécoise enracinée parle le français depuis sa plus tendre enfance, ayant fréquenté le Lycée français. « C’est un pur hasard de la vie, tout simplement parce que l’institution était face à la maison de ma grand-mère », confie-t-elle en riant. Mariel Gonzalez, qui adore la langue française, insiste sur l’importance de bien la parler et d’avoir accès à de la littérature médicale en français sur ce vaste continent anglophone. « Pour ma part, je suis membre de Médecins Francophones du Canada pour soutenir le français, bien sûr, mais surtout parce que c’est la seule association pour laquelle je ressens un réel sentiment d’appartenance. » Elle souligne, au passage, la grande qualité des formations qui y sont offertes, notamment le Congrès annuel de médecine, en octobre de chaque année, qu’elle fréquente assidûment.

Mariel Gonzalez a commencé sa médecine dans son pays natal, puis suivant son fiancé et s’installant au Québec, elle l’achève à l’Université de Montréal. Elle poursuit ses études et complète une maîtrise en physiologie cardiovasculaire et hypertension artérielle, à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal où elle commence sa pratique, avec un penchant pour la médecine cardiovasculaire et métabolique. « J’ai rencontré des médecins en ce domaine, qui m’ont inspirée, le Dr Jacques de Champlain, notamment. Mon intérêt est peut-être aussi ancré dans certaines expériences : mon grand-père est mort du cœur alors que je l’accompagnais dans l’ambulance et ma mère est décédée du cœur à 62 ans », explique Mariel Gonzalez. Ainsi, près de trois quarts de la clientèle de cette médecin de famille aux compétences spécifiques vit avec des problèmes de diabète et d’hypertension. Mariel Gonzalez est également rattachée au Centre Épic de l’Institut de Cardiologie de Montréal où elle agit comme intermédiaire entre le patient et les soins en cardiologie afin d’évaluer, notamment, les capacités du patient à l’entraînement.

Par ailleurs, en tant que médecin de famille, Dre Gonzalez a réalisé un tour complet, entre la gériatrie en CHSLD, la pédiatrie, les soins à domicile ou le sans rendez-vous, qu’elle apprécie pour la diversité des interventions techniques. Mais au-delà de sa passion encore vive pour la médecine, la praticienne se veut aussi critique : « La médecine familiale est contraignante : en plus de la difficulté d’accès aux spécialistes, il n’est pas si facile de maintenir les exigences de la médecine familiale qui couvre tellement large ! Il faut constamment lire et continuer à se former. » Cela participe à combler, par ailleurs, sa curiosité insatiable. « C’est vrai que la motivation se transforme avec l’âge, mais j’ai toujours besoin de défis intellectuels, de trouver de nouvelles activités qui me stimulent : donner des conférences, rédiger des articles, enseigner », raconte Dre Gonzalez qui, depuis un an, trouve un grand plaisir à collaborer avec l’INESSS, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux, en tant que médecin membre. Et puis, dans ses temps libres — elle en trouve !, elle se consacre à son amour pour les langues. « Jeune, j’avais pensé être interprète ! Chaque nouvelle langue ouvre sur un vaste univers, toute une culture. Et parler la langue de l’autre, c’est une ouverture à l’humain devant soi », ajoute Mariel Gonzalez, qui ira prochainement tester ses connaissances de l’italien directement sur le terrain.