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Portrait

Dre Christine Colin

Française d’origine, membre de Médecins francophones du Canada depuis 1985, Dre Christine Colin y adhère fièrement, car il est fondamental, selon elle, de maintenir une francophonie forte. Cette femme engagée, qui a d’ailleurs été longtemps membre du bureau de la Conférence Internationale des Doyens de Facultés de Médecine d'Expression Française (CIDMEF) et a présidé pendant cinq ans le conseil scientifique de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), saisit toutes les occasions de créer des liens à travers la communauté francophone. Par ailleurs, elle considère que Médecins francophones du Canada a bien su se moderniser et actualiser son identité. Elle se dit interpellée et en accord avec les valeurs prônées par l’association: « Même si les thématiques des formations offertes sont généralement plus loin de mon quotidien dans ma pratique en santé publique, j’approuve tout à fait l’élan de l’humanisation des soins. Bien sûr, je prône la prévention et la promotion de la santé puisque mon travail est en amont des soins. » Elle confie avoir apprécié le colloque sur le bien-être des médecins auquel elle a assisté, qui répond bien à ses intérêts professionnels et personnels. « Je crois aussi que tous ces gestes de reconnaissance de l’association envers ses membres, comme le Prix des médecins de cœur et d’action, sont autant de formidables moyens de créer un sentiment d’appartenance. Bref, ce serait pour moi impensable de ne pas joindre l’association. Et quand on me sollicite, je réponds présente », conclut avec élan cette femme énergique.

Dès son entrée précoce – à 17 ans – à la faculté de médecine de l’Université de Nancy, en France, Christine Colin a milité dans des mouvements de lutte contre la pauvreté, contre l’exclusion et le rejet sous toutes ses formes. Elle devient membre des chantiers d’Emmaüs et de ATD Quart Monde (Aide à toute détresse – Quart Monde), mouvement international qu’elle a d’ailleurs contribué à implanter au Canada, et dont elle a assumé la présidence du conseil d’administration ici pendant plusieurs années. Cet engagement social ne s’est jamais démenti tout au long de la carrière de Dre Colin et reflète clairement les notions fondamentales de sa philosophie : profond humanisme, sens aigu de la justice, volonté de réduire la pauvreté et les inégalités, collaboration, ouverture sur le monde, prévention et promotion de la santé.

Médecin spécialiste en santé publique, venue au Québec pour compléter sa formation par une maîtrise en santé communautaire de l’Université de Montréal, la Dre Colin a su faire preuve d’une grande détermination pour y obtenir son droit de pratique, un choix qu’elle n’a jamais regretté. Elle sera successivement chef de service au département de santé communautaire de l’Hôpital Saint-Luc puis directrice de celui de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, première sous-ministre adjointe à la Santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux (1993-1998), puis directrice générale de l’Adoption internationale. De retour à temps plein à l’Université, elle  a été doyenne de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal, puis vice-doyenne santé publique, sciences de la santé et relations internationales de la Faculté de médecine où elle a notamment coordonné les travaux qui ont mené à la création, au rang de faculté, de l’École de Santé Publique de l’Université de Montréal (ESPUM). Elle y est maintenant professeur titulaire. Depuis 2010, elle est aussi directrice du Centre de promotion de la santé au CHU Sainte-Justine.