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Portrait

Dr Jean Roy

Vice-doyen du Bureau des affaires francophones de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa et Directeur du Centre d’appui pédagogique en santé pour la francophonie, le Dr Jean A. Roy a visiblement à cœur la vitalité du français. Membre du conseil général de Médecins francophones du Canada depuis peu, il partage certainement avec son association ce désir d’offrir des services francophones à la communauté médicale à travers le pays. « Par mon engagement, je veux participer à élargir le rayonnement de Médecins francophones du Canada hors Québec et appuyer la pédagogie et la formation professionnelle continue en français. D’ailleurs, entre l’association et le Bureau des affaires francophones, plusieurs beaux projets conjoints sont à l’horizon! »

Mais plus encore. Le Dr Roy se sent vivement interpellé par les valeurs prônées par Médecins francophones du Canada, dont une médecine humaine et sociale. « C’est depuis longtemps une préoccupation pour moi. D’ailleurs, j’arrive tout juste d’un congrès dont la dernière conférence se voulait une réflexion sur l’accueil aux sciences humaines dans les facultés de médecine. À mon avis, il faut mener plus loin cette idée, ne pas seulement en parler avec les étudiants, mais leur permettre de forger des outils concrets, leur permettre de développer leur pensée critique, leur sensibilité et leur compassion. Nous avons besoin de gens qui réfléchissent dans notre société démocratique », s’exclame le Dr Roy avec conviction. Peut-on s’étonner qu’avant de bifurquer vers la médecine, il ait pendant un moment côtoyé la philosophie?

Jean Roy exerce actuellement au sein de l’Équipe de santé familiale académique Montfort. « Les équipes interprofessionnelles, c’est extraordinaire! J’y crois entièrement, et je ne vois pas comment nous pourrions pratiquer autrement », confie-t-il. Toujours passionné par son travail après plus de 25 ans de pratique, le Dr Roy croit qu’il est un meilleur médecin grâce à la variété de ses tâches. « En plus de la clinique, je fais de l’hospitalisation, j’enseigne et près de la moitié de mon temps est consacrée à l’administration », explique-t-il, en précisant qu’une portion de ses activités favorise ce contact humain qu’il considère comme valorisant et enrichissant, alors que l’autre exploite davantage ses ressources cérébrales. Un mélange bien dosé. Devant son enthousiasme alors qu’il explique qu’il a conservé un cœur d’enfant et aime s’amuser, on le croit sur parole lorsqu’il affirme : « Je pense que je suis un passionné! Et le contact avec le patient nourrit la flamme! C’est extrêmement gratifiant de pouvoir faire une différence dans la vie des gens, bien humblement. J’adore aussi ce rôle de mentor auprès des étudiants, cette transmission, ce partage d’idées et de visions sur la vie. À mon âge, on commence à avoir des choses à dire! »