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Portrait

Dr André lévesque

Diplômé de médecine en 1966, le Dr André Lévesque pratique avec une passion indéfectible depuis 50 ans. Membre de Médecins francophones depuis tout aussi longtemps, il lui importe de soutenir une association médicale qui a la volonté de protéger le français. « Sans être impliqué de près, j’aime suivre ce qui se passe. Il y a ici des gens de grande qualité. » Humaniste d’une curiosité insatiable, il confie que Médecins francophones du Canada, grâce à ses formations de grande qualité, conviviales et gérées avec minutie, lui permet d’apprendre constamment. « J’ai toujours hâte au congrès! Inévitablement, il y a un élément majeur qui ressort et qui nourrit mes connaissances. Cette année, je suis reparti du congrès captivé par l’horizon fascinant du microbiome, grâce à la conférence du Dr Richard Marchand. C’est une prise de conscience des erreurs que nous avons pu commettre, mais aussi l’espoir d’une meilleure qualité de soins. Une perspective qui permet de demeurer humble face à notre pratique », souligne le Dr Lévesque, heureux, aussi, de revoir les représentants associés à l’événement. « Ce sont des professionnels qui possèdent une formation universitaire pointue et qui nous partagent plusieurs informations utiles. » Finalement, le Dr Lévesque croit que le tournant effectué il y a une dizaine d’années par l’association centenaire lui a apporté une ouverture sur le monde essentielle à sa vitalité – et ce membre depuis un demi-siècle a pu constater par lui-même le chemin réalisé! « Médecins francophones du Canada procure à la société médicale une universalité qui me frappe, notamment par des conférenciers de haut calibre de toutes les nationalités. »
 
La carrière du Dr André Lévesque est enracinée à Lévis - Lauzon, où il pratique encore la médecine familiale. « Quand j’ai commencé, nous étions six omnipraticiens pour une population de 40 000 habitants. À Lauzon, j’étais le seul médecin généraliste pour 15 000 âmes », se rappelle ce médecin qui aura assisté près de 4 000 accouchements en quatre décennies d’obstétrique. « J’ai été marqué par chacun, car chacun est une expérience de vie. J’ai aussi suivi des patients en phase terminale. Je me suis occupé des deux pôles : le début et la fin de vie. J’ai toujours pris le temps de parler aux nouveaux parents et d’établir un contact étroit avec mes patients en fin de route. C’est ce contact humain qui me motive encore autant! » Aujourd’hui à la préretraite, le Dr Lévesque prend le temps… de prendre le temps, avec ses vieux patients et ceux en phase terminale. « Mon bonheur est complet! Je continue de faire ce que j’aime, à mon rythme, et je multiplie les moments en famille, entouré de mes cinq petits-fils », confie André Lévesque.
 
Étudiant, le jeune André était curieux de tout, de philosophie, de sciences, d’astronomie. « Qu’est-ce qui m’a mené à la médecine? Je ne saurais répondre. J’ai fait une demande, comme ça, un peu à la chance, et cette voie m’a choisie », admet celui qui détient également un baccalauréat en philosophie, une discipline dont il est profondément imprégné et qui lui a permis de conserver un recul face à ses actions, qu’elles soient d’ordres médical, politique ou social. D’une voix calme, cet humaniste aux mots de poète partage sa réflexion avec qui sait l’écouter : « Le bonheur, c’est être capable d’agir en fonction de ce qui est bien. La liberté est le plus grand espoir de chacun. Cultivons-les! »